La recherche et les politiques publiques dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement entretiennent des liens multiples et souvent méconnus des acteurs. Chacune des parties affirme la légitimité de ses attentes et appréhende avec difficultés celle de ses interlocuteurs. La perception de l’horizon temporel pertinent divise souvent les acteurs. A une exigence de réactivité souvent formulée par les décideurs, l’univers de la recherche répond par la nécessité d’un temps inscrit dans le moyen terme gage, à ses yeux, de distanciation, de mise à l’épreuve des diagnostics…

L’hypothèse centrale du rapport est que la compréhension des mécanismes à l’œuvre entre savoir et pouvoir peut permettre la construction de politiques de gestion des ressources humaines innovantes et plus efficaces pour la défense de l’intérêt général national.

L’analyse de trois logiques d’action – nommées « grammaires » – montre que l’économie traditionnelle de ces relations est en cours d’épuisement. Ce constant partagé met en évidence que les parcours professionnels des décideurs publics et des chercheurs sont de moins en moins articulés ce qui nuit à l’intercompréhension de ces deux groupes d’acteurs

Publication : « Les métiers de la recherche en interface avec les politiques publiques », Coppalle Jérôme, Coste Dominique, Observatoire Missions et  Métiers, 2007