Cadre de réalisation

Cette étude a été réalisée de mars à juillet 2011 par Perrine BARILLET sous la direction du professeur Marc ARTOIS, professeur à l’École Nationale Vétérinaire de Lyon (VetAgroSup).

Questions abordées par l’étude

Les mouvements d’animaux sont historiquement liés à l’expansion des maladies animales dans le monde (cas de la tuberculose bovine par exemple). Le fait est qu’on assiste depuis quelques décennies à une très forte augmentation du nombre d’animaux vivants importés en France et en Europe depuis les pays tiers. Ceci s’explique d’une part par les progrès techniques en matière de transports aériens, maritimes et routiers, mais aussi par l’attrait grandissant des européens pour les animaux dits « exotiques », notamment les nouveaux animaux de Compagnie (NAC) tels que les serpents, les caméléons, les furets, etc.

L’objectif de cette étude est de qualifier et de quantifier ces flux d’animaux exotiques à destination de la France (notamment les flux d’animaux illégalement introduits sur le territoire) afin de pouvoir estimer le risque zoonotique associé à ces mouvements.

Ce rapport traite des reptiles hors crocodiliens, de certains oiseaux (psittaciformes, passériformes), des rongeurs ainsi que des primates non humains.

En première partie du document sont présentés des chiffres mondiaux, européens et français d’échange et d’importation d’animaux vivants ainsi qu’un rappel des règlementations et modalités de contrôle aux frontières régissant ces transferts.

La seconde partie correspond à l’analyse détaillée d’un type de flux particulier : les introductions illégales (en 2009) d’animaux protégés par la convention de Washington. Des méthodes d’estimation du nombre réel d’animaux illégalement introduits à partir du nombre d’animaux saisis aux frontières y sont explicitées.

Enfin, la troisième partie du document concerne les zoonoses potentiellement véhiculées par les animaux introduits sur le territoire et mène à un essai de quantification du risque zoonotique pour le couple Salmonella-Tortue.