Cadre de réalisation :

Au cours de leurs cursus de formation, les étudiants réalisent, à la demande d’un commanditaire un travail collectif portant sur les politiques publiques relatives à la santé publique vétérinaire, l’alimentation ou la protection des végétaux.

Les termes de références et le budget de l’étude font l’objet d’une négociation préalable entre les commanditaires et l’ENSV.

L’étude doit permettre d’analyser une question se rapportant à la conception, la mise en œuvre, l’évaluation ou la révision de la politique étudiée et d’élaborer à ce sujet des propositions de réponses opérationnelles.

Les étudiants doivent conduire ce projet en suivant le cahier des charges et en respectant l’enveloppe financière allouée.

Les travaux réalisés font l’objet d’un rapport et d’une restitution en fin d’année sous forme de séminaire.

Objectifs de l’étude:

Les dangers liés à une utilisation inconsidérée des produits phytopharmaceutiques, tant pour la santé des utilisateurs ou des consommateurs que pour celle de l’environnement, sont devenus de véritables enjeux politiques. Ainsi, la volonté exprimée par l’Union Européenne d’une utilisation durable des pesticides a fait jour en France lors du Grenelle de l’Environnement de 2007 (engagement n°129) avant de se traduire, en 2008, en un plan d’actions du ministère en charge de l’Agriculture sous l’intitulé « Plan Écophyto 2018 ».

L’objectif de ce plan est notamment de réduire progressivement l’utilisation des produits phytosanitaires en France.

La diminution et la sécurisation du recours aux produits phytosanitaires impliquent l’évolution des représentations et des pratiques et donc la formation de l’ensemble des acteurs. Celle-ci apparaît clairement dans deux axes du plan Écophyto : « diffuser les systèmes de cultures économes en pesticides et les bonnes pratiques » (axe 2) et « former à la réduction et à la sécurisation de l’utilisation des pesticides » (axe 4). Ainsi, dans le cadre de ce plan, 200 000 professionnels avaient, fin 2011, suivi une formation dans un des 364 organismes agréés. Parallèlement, depuis 2009, 180 000 élèves issus de l’enseignement agricole (CAPA, BEPA, BTA, baccalauréats et BTSA) ont été diplômés.

L’étude a donc eu pour objectifs d’identifier l’offre de formation en matière de bon usage des produits phytopharmaceutiques, d’apprécier l’articulation des formations initiales de l’enseignement agricole avec celles des autres acteurs intervenants et de caractériser pour l’enseignement agricole les freins et leviers au transfert des bonnes pratiques et aux changements des représentations en matière d’usage des produits pharmaceutiques.

Le sujet a été centré sur la seule viticulture, grande consommatrice de phytosanitaires, sans que cette consommation soit fortement impactée par le plan Écophyto, et sur les rois principaux départements producteurs de vignes de la région Rhône-Alpes : le Rhône, la Drôme et l’Ardèche.

Les questions soulevées par cette étude sont nombreuses et variées.

L’étude s’attache à identifier la diversité des acteurs et opérateurs de formation initiale ou continue pouvant intervenir dans le domaine de la viticulture, et à les caractériser, l’étude cherche à répondre à la question de la capacité des formations à l’utilisation des produits phytosanitaires mises en place dans les départements de la Drôme, de l’Ardèche et du Rhône à répondre aux objectifs initialement avancés dans le plan Écophyto.

Enfin, au-delà de la formation, elle s’interroge sur la possibilité que certains facteurs économiques, sociaux, culturels (ou autres) puissent expliquer les éventuelles différences mises en évidence dans l’usage des produits phytosanitaires.

La méthode de travail retenue a laissé une large place aux enquêtes de terrain (entretiens exploratoires; entretiens semi-directifs, observation) et aux questionnaires.

 

Commanditaire :

Direction Générale de l’Alimentation

Rapport: Le plan EcoPhyto : nature et impacts des formations, de la théorie aux pratiques