Cadre de réalisation

Cette étude a été réalisée de mars à juillet 2013 par Bénédicte BENEULT sous la direction du professeur Marc ARTOIS, professeur à VetAgro Sup (campus vétérinaire de Lyon) dans le cadre du projet Wildtech.

Ce projet financé par l’Union Européenne a pour objectif de se servir des nouvelles technologies pour prévenir, détecter et réagir en cas de maladie émergente sur la faune sauvage.

Forts de la mise en place de ces technologies, les membres du projet souhaitaient déterminer les liens et les missions de réseaux traitant de la faune sauvage au niveau Européen et international afin de mettre en place un plan d’action générique à destination de l’Union européenne en cas de maladie émergente sur la faune sauvage.

Le travail réalisé au cours de la mission a été présenté au congrès « 2nd Global Risk Forum One Health Summit 2013″ qui s’est déroulé en novembre 2013.

Questions abordées par l’étude

Au cours des dernières années, plusieurs maladies animales telles que la fièvre aphteuse, la grippe aviaire, la fièvre catarrhale ovine, ont causé des crises majeures au sein de l’Union européenne.

Au fil des ans et de la crise , l’Union européenne et ses Etats membres ont mis en place divers outils de gestion , y compris la surveillance , le processus de notification , le diagnostic et la planification d’urgence afin de contenir , contrôler et éradiquer ces maladies.

La faune sauvage joue un rôle croissant dans l’origine des maladies zoonotiques et des animaux d’élevage.

En son sein, la mise en place d’outils de gestion similaires peut être compliquée en raison des difficultés à recueillir des informations sur les animaux sauvages, à connaître les structures étatiques en charge de la faune et à suivre l’évolution de la maladie dans les populations concernées.

Néanmoins, une maladie émergente ou ré-émergente parmi les animaux sauvages peut avoir des conséquences dramatiques menaçant les animaux domestiques ou la santé humaine.

Les outils et organisations déjà en place pour le confinement, le contrôle et l’éradication des maladies devraient être adaptés et organisés pour la faune sauvage, sous la forme d’un plan d’action générique prenant en compte les recommandations des institutions européennes et internationales, l’environnement juridique, le système de gouvernance, les ressources matérielles et financière disponibles.

Tel est l’objet de l’étude réalisée par Bénédicte Beneult, qui propose un plan d’action générique provisoire,  intégrant des propositions de procédures, et d’instructions en matière de coordination, de coopération et de communication, notamment des différents organismes concernés par la gestion de la faune sauvage en Europe.

 

Ce plan d’action est conçu pour être fonctionnel, facile à lire et à utiliser. Il devrait permettre, en temps de crise , de contacter rapidement les personnes concernées et d’agir efficacement.