Cadre de réalisation

Cette étude a été réalisée par Marine Renaud au titre de sa thèse soutenue devant la Faculté de Médecine de Lyon pour le diplôme d’Etat de docteur vétérinaire en décembre 2011.

Questions abordées par l’étude

Une résurgence de la diphyllobothriose a été observée en Haute-Savoie depuis une vingtaine d’années. Cette zoonose parasitaire est transmise par l‟ingestion de poisson cru ou insuffisamment cuit infesté par des larves de Diphyllobothrium latum.

Une enquête a été réalisée auprès de 48 laboratoires d‟analyse médicale de Haute-Savoie sur la période 2007- 2011. Des coprologies sur des prélèvements de selles de 26 chiens et d‟un chat provenant d’une clientèle vétérinaire d’Evian-les-Bains n’ont pas révélé la présence du parasite. Une enquête menée sur des perches du lac Léman achetées sur les ports de Thonon-les-Bains, Anthy-sur-Léman et Séchex a montré une prévalence moyenne de 7,7% sur les filets. Une influence du poids et de la taille du filet sur l’infestation est discutée.

La prophylaxie passe par le dépistage et le traitement des personnes infestées, un contrôle de la pollution fécale des lacs (que ce soit par les stations d‟épurations ou par la navigation de plaisance) et l‟application de règles sanitaires alimentaires simples comme la cuisson ou la congélation du poisson afin de tuer la larve. Des contrôles vétérinaires pourraient être envisagés sur les produits de la pêche en provenance du lac Léman.